Information
- Pays
- Niger
- Bureau pays de LuxDev
- Bureau Niger
- Secteur
- Formation et Insertion professionnelles
- Agence d'exécution partenaire
- Ministère de l’Enseignement Professionnel et Technique (MEPT)
- PIC 3
- 2016 - 2020
- Période d'exécution
- 1 Octobre 2016 - 31 Décembre 2020
- Durée totale
- 51 mois
- Budget total
- 18 400 000 EUR
- Répartition des contributions
-
- Gouvernement luxembourgeois
18 400 000 EUR

Confronté à la rareté des compétences et des difficultés d’insertion des jeunes, l’éducation et formation professionnelle et technique (EFPT) occupe depuis quelques années une place importante dans la politique du gouvernement nigérien alors que ce sous-secteur constituait jusqu’en 2010-2011 le « parent pauvre » du système éducatif. Depuis, il connait des progrès importants en matière de capacité d’accueil et d’affectation de ressources.
Mais le système d’EFPT nigérien n’a pas atteint son point de rupture. Le processus de rénovation du pilotage du système n’est pas achevé. Les capacités des acteurs à tous les échelons doivent encore être renforcées et la formation professionnelle souffre toujours d’un déficit d’image auprès de la population et surtout des jeunes. Ce déficit est accentué par les difficultés d’insertion, l’inadéquation de l’offre locale de formation et le peu de relations entre l’école et l’entreprise.
L’appui apporté par la Coopération luxembourgeoise au sous-secteur a largement contribué aux évolutions du système ces dernières années. Le NIG/024 viendra en continuité de cet appui en vue d’achever les chantiers engagés et contribuer à apporter une réponse plus adéquate pour le développement de l’emploi et l’insertion économique des jeunes et des jeunes femmes en particulier.
Reposant sur les politiques et stratégies nationales en cours de formalisation, la stratégie d’intervention du NIG/024 vise à :
- renforcer les capacités de pilotage du sous-secteur (ouverture vers l’environnement et pilotage par la demande et l’insertion) ;
- accompagner son évolution vers davantage de déconcentration et de décentralisation (fonctionnelle et territoriale) ;
- diversifier l’offre initiale et continue de formation tout en améliorant l’accès et la qualité, notamment dans les filières nécessaires au développement rural et à l’insertion socio-économique des jeunes filles et des femmes ;
- développer un système d’apprentissage, traditionnel et alterné de qualité.
Cette stratégie s’articule autour de l’objectif principal du Programme indicatif de coopération III, qui est d’appuyer le gouvernement nigérien dans ses efforts pour mettre en œuvre une stratégie de développement et de croissance inclusive à long terme en vue de réduire la pauvreté dans un contexte de bonne gouvernance et de sécurité et par une gestion durable des ressources naturelles. Elle vise plus spécifiquement les jeunes ruraux et notamment les femmes, en vue de renforcer leurs capacités d’insertion économique, avec un ferme engagement dans le processus de la décentralisation des ressources et des opérations du sous secteur.
Les principes suivants sont à la base de cette stratégie :
- une exécution par le biais des dispositifs et structures régionales et locales ;
- une cohérence avec les interventions des autres Partenaires techniques et financiers (conception d’un Fonds commun sectoriel) ;
- une implication de tous les acteurs du sous-secteur dont le secteur privé ;
- la capitalisation et la valorisation des leçons apprises, positives et négatives du projet prédécesseur, le NIG/017.
Dernières nouvelles
NIGER - Des formations ciblées pour une meilleure productivité des entreprises agricoles et un meilleur accès des jeunes agriculteurs au marché
Le secteur agricole est le premier employeur au Niger, il représente 36% du PIB (en 2018) et 26,4% des recettes d’exportation. La qualité de la production de certains produits agricoles est reconnue dans toute la sous-région et le Niger est le premier exportateur de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour plusieurs productions majeures, comme le bétail, l’oignon et le niébé. Cependant, beaucoup reste à faire pour valoriser la production, surtout en termes de conditionnement, de conservation, de transformation et de commercialisation.
Pour pallier ces difficultés, le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) organise dans tout le pays, à travers ses antennes régionales, des formations de courte durée (60H) afin de contribuer à la professionnalisation des pratiques professionnelles des jeunes déjà exerçant une activité dans le domaine agro-sylvo-pastoral.
Une première vague de 108 actions de formation au profit de 3 240 bénéficiaires s’est déroulée dans six régions du pays à savoir : Niamey, Tillabéry, Dosso, Tahoua, Maradi et Diffa.
L’objectif de ces formations, réalisées à travers 56 opérateurs recrutés à cet effet par le FAFPA, est de renforcer les compétences de 4 274 bénéficiaires issus de groupements et d’associations paysannes et qui exercent déjà un des métiers du secteur agricole.
Photo 1. Préparation des oignons en vue de leur conditionnement et de leur stockage © Zouloukalleyni DourfayeDans le but d’améliorer la rentabilité des activités des apprenants, les formations ont donc principalement porté sur les domaines suivants :
- les techniques d'embouche moderne ;
- la transformation du manioc en semoule (Gari);
- la transformation du niébé en granulés (Garin Wake) ;
- la transformation et la conservation de l'oignon, de la tomate, de la pomme de terre et de l’arachide.
Photo 2. Formation en transformation de produits alimentaires - production de semoule © LuxDev
Photo 3. Aire de séchage des tomates avant transformation en condiment © Zouloukalleyni DourfayeL’organisation de ces activités est soutenue par le programme NIG/024 en tant que contributeur au financement du Fonds commun sectoriel pour l’éducation (FCSE) mis en place par le gouvernement Nigérien avec l’accompagnement des Partenaires Techniques et Financiers (Coopération Luxembourgeoise, Agence française de Développement, Coopération Suisse, UNICEF).
En phase avec les politiques et stratégies nationales, l’intervention du NIG/024 vise à diversifier l’offre initiale et continue de formation tout en améliorant l’accès et la qualité, notamment dans les filières nécessaires au développement rural.
NIGER : La stratégie nationale de l’éducation et de la formation des filles et des femmes, un tremplin pour le développement.
La validation technique de la Stratégie nationale de l’éducation et de la formation des filles et des femmes (SNEFFF) a eu lieu le 30 mars 2019 à Niamey, en présence des représentants des ministères de l’Éducation et de la formation, des services techniques déconcentrés et des organisations de la société civile concernées. La Coopération luxembourgeoise et l’Unicef ont activement soutenu le processus d’élaboration de cette stratégie qui vise à accélérer les mesures et les réalisations en faveur de l’équité et de l’égalité de genre.

La réduction des disparités en matière d’accès et de maintien à l’école constitue en effet une préoccupation centrale des autorités depuis près de 20 ans. Cependant, malgré les efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, les résultats obtenus demeurent à ce jour insuffisants au regard des enjeux.
À l’occasion de la révision du Programme sectoriel de l’éducation et de la formation pour la période 2020-2022, le Niger a donc amorcé un travail de réflexion stratégique et opérationnelle pour garantir l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
La stratégie présentée ce 30 mars s’appuie sur un travail de concertation et d’analyse des causes profondes des inégalités. Elle est dotée d’indicateurs de mesure et de suivi des résultats qui seront renseignés par les acteurs régionaux et validés régulièrement lors des revues sectorielles. Elle met en avant des éléments de contexte favorables à une exécution réaliste des activités déjà programmées :
- la mise en place du Fonds commun sectoriel favorise la coordination de l’aide des Partenaires techniques et financiers et permet de sanctuariser les budgets nécessaires en complémentarité avec le budget de l’État ;
- la déconcentration et la décentralisation en cours des ressources et des compétences aux collectivités territoriales devraient permettre un pilotage local et adapté des interventions ;
- la volonté politique, démontrée notamment par la prise du décret portant sur la protection, le soutien et l’accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité (05 décembre 2017), laisse espérer une amélioration tangible des conditions de scolarisation et de formation.

En plus des mesures importantes d’amélioration de l’accès et de la qualité des services éducatifs, et qui bénéficieront à tous les enfants du Niger, des mesures spécifiques cibleront les facteurs négatifs qui entravent la scolarisation des filles et portant sur :
- la discrimination positive dans l’octroi de bourses et d’allocations scolaires ;
- le renforcement de l’accès et du maintien des filles au cycle de base 1 et 2 par la mise en place de foyers et de familles d’accueil ;
- un programme ciblé de sensibilisation et de communication auprès des communautés ;
- l’élimination des stéréotypes sexistes dans les curricula, les manuels et dans l’orientation.
La mise en œuvre de la SNEFFF pourrait marquer un tournant décisif pour l’autonomisation des filles et des femmes. Dans le cadre du Programme de développement économique et social (PDES 2017-2021) elle donnera la possibilité de gagner les défis liés aux contraintes démographiques pour le développement durable et inclusif du pays.
NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération
Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.
Travaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDevLors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre.
La table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDevEn présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.
Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.
Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDevDans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.
Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDevDans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion.
Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.
Travaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDevNiger - Le Centre de formation aux Métiers de Birni N'Konni dans la région de Tahoua est un succèsUn catalyseur pour le développement des compétences

La Coopération luxembourgeoise a fortement renforcé l’offre de formation professionnelle dans la région de Tahoua, située au carrefour de quatre pays (le Mali à l’Ouest, l’Algérie et la Libye au Nord, le Nigéria au Sud). Un vaste territoire (113 317 km2), peuplé par moins de 4 million d’habitants, avec une forte présence d’émigrants et de réfugiés, et parcourue traditionnellement par des éleveurs transhumants. La ville de Tahoua reflète bien ces traits saillants, en étant principalement un marché pour la zone agricole environnante et en servant d’entrepôt aux commerçants Touaregs du nord et aux commerçants Peuls du sud. La structure économique et productive de la région comprend un cheptel important et diversifié, des vallées fertiles pour les cultures d’exportation (oignon), des potentialités fauniques et touristiques ainsi que l’extraction de calcaire, des phosphates et de gypse.

L’investissement du Grand Duché de Luxembourg a appuyé le système de la formation professionnelle publique à former les compétences requises par les filières porteuses de l’artisanat, de l’agriculture et de l’élevage dans trois départements de la région de Tahoua, à savoir Birni N'Konni, Illela et Madaoua, situés à l'extrême sud de la région avec notamment la construction et l’équipement de trois Centres de Formation aux Métiers (CFM) dans lesdites localités.
Le Département de Birni N’Konni qui compte 350 000 habitants, un taux d'accroissement de la population de 3,6% et un taux brut de scolarisation de 72,6%, est voué à l'agriculture (produits agricoles et agroalimentaires), à l'élevage, à l’artisanat (électromécanique, menuiserie-bois, couture) et au commerce qui est favorisé par sa proximité avec le Nigeria, son voisin le plus actif économiquement. L’offre de formation à Birni N’Konni concerne les filières liées à l’artisanat de service. Cependant, les producteurs demandent aussi des compétences liées à la conservation et à la transformation de l’oignon, à l’organisation des circuits de sa commercialisation ou encore à la chaine de la transformation du lait en fromage ainsi qu'aux techniques d’élevage. Les responsables communaux insistent sur la nécessité du perfectionnement et de la spécialisation dans la mise en œuvre des techniques.
Un rôle crucial pour l'insertion professionnelle des jeunes déscolarisés et non scolarisés, qui constituent le plus grand groupe cible de la formation initiale professionnalisante, est joué par le Centres de Formation aux Métiers (CFM). Ce dernier est sous la responsabilité conjointe des autorités locales et du Ministère des Enseignements Techniques et Professionnels. Il est à noter qu'à Birni N'Konni la présence du Centre de Formation aux Métiers (CFM) a engendré un effet de spin off très positif que nous avons pu constater lors d'une récente visite dont voici le récit.
Le jour est venteux et la poussière de la grande Mer de Sable, comme on appelle le Niger, est présent partout. L'entrée du CFM est animée par un groupe d'étudiantes qui rigolent à la porte et attendent le début de la nouvelle session. Le bruit des outils de construction résonne dans l'air tandis que de jeunes hommes pétrissent du sable et du ciment en vue de réaliser une extension de l'atelier de transformation alimentaire. Un panneau à l'écriture multicolore nous rappelle les nombreuses activités de formation qui se déroulent ici. Aussi pertinentes que décisives pour l'avenir de ces jeunes, ces activités sont source d'espoirs !

Mme Aï Ibro, la Directrice du Centre depuis 2002, est très expérimentée et enthousiaste. Très engagée sur l'employabilité des « ses » jeunes, elle met tout en oeuvre pour consolider et développer le centre et ses opérations. Elle dirige une équipe de 23 personnes dont 18 formateurs. Le CFM, qu'elle gère, est devenue un hub d'apprentissage professionnel dans la ville. Jusqu'à 460 jeunes (192 filles) sont inscrits aux programmes de formation dans sept métiers différents portant sur l'électricité, le bâtiment, la construction métallique, l'agro-sylvo-pastoralisme, la menuiserie, la construction et la mécanique.

Le représentant de la mairie de N'Konni nous explique que les programmes de formation, initialement sélectionnés sur la base de la capacité du CFM, répondent désormais à la demande principale des employeurs de N’Konni et ce grâce au dialogue continu entre les membres du Conseil du CFM (direction du CFM, autorité locale et représentants des secteurs productifs). Il a ajouté que les compétences en plomberie sont en pénurie et c'est une excellent chose que le Centre se soit engagé à ouvrir le programme d'ici la fin de l'année. Ceci a été comme confirmé par la Directrice, toujours désireuse d’élargir l’offre et d'inclure plus de jeunes. Pour cette raison, le CFM s’est aussi ouvert à la formation continue en partenariat avec le Fonds d’Appui pour la Formation Professionnelle et l’Apprentissage (FAFPA), sous tutelle du Ministère des Enseignements Techniques et Professionnels (MEPT). Ce dernier utilise le CFM pour la composante théorique de la formation tandis que la composante pratique a lieu dans les ateliers des maitres artisans.

Autour du CFM de Birni N’Konni, un Collège d’Enseignement Technique (CET) a été mis en place en réadaptant les modestes infrastructures d'un ancien Centre de Formation Communautaire. Cette démarche a été effectuée en attendant la construction de nouveaux locaux lorsque le MEPT pourra impliquer des bailleurs de fonds dans une modalité de partenariat public-privé. En plus de deux années d'enseignement général, le CET a pu fournir une formation de deux ans sur la construction métallique et sur la mécanique à 114 jeunes (31 filles) sortant de l'enseignement primaire et entrant dans l'enseignement technique pour obtenir un niveau formel de certification. Cependant, les ressources mises à disposition par le budget national pour assurer la disponibilité de l'équipement technique et de l'espace d'atelier n'est pas encore au niveau requis pour atteindre les objectifs éducatifs fixés. Le CFM a accepté de mettre à la disposition du CET les ateliers et l'équipement pour les équipes de l'après-midi, permettant ainsi une utilisation complète des locaux. Dans le cadre de l'accord, le CET prend en charge les matériaux et d’autres consommables.
Aux portes du CFM et du CET, une Plateforme pour l'Orientation et l'Insertion des jeunes a également été ouverte par le Ministère. C'est l'une des deux Plateformes (l'autre est dans la ville de Tahoua) qui avec deux Espaces Orientation Jeunesse constituent la structure régionale orientant les jeunes sur le choix du programme de formation professionnelle. Une fois qualifiés elles les orientent également sur les opportunités de travail comme salarié ou futurs jeunes entrepreneurs indépendants. La Plateforme, initialement prévue pour aider les étudiants diplômés des programmes réguliers de l’éducation nationale, a maintenant ouvert ses services d'orientation professionnelle aux jeunes déscolarisés et non scolarisés qui peuvent accéder aux programmes proposés par le CFM. Elle soutient également le CFM dans l'insertion professionnelle en échangeant des informations et des contacts sur les postes vacants avec la Directrice du CFM. De plus, elle organise régulièrement des visites pour des étudiants potentiels aux sessions de formation dans les différents métiers du CFM.
Pour répondre aux attentes de la communauté, Mme Aï Ibro cherche à développer de nouveaux services comme une bibliothèque, une cafétéria et des transports pour les jeunes venant des coins les plus reculés du vaste département. Elle attend toujours le raccordement aux fournisseurs nationaux d'eau et d'électricité pour compléter les efforts déployés jusqu'à présent par la municipalité. Elle aspire à inclure dans la formation en agro-sylvo-pastoralisme plus de séances pratiques sur l'élevage, à travers des accords avec les associations d'éleveurs. Elle voudrait mettre fin au difficultés chroniques pour obtenir les matériaux nécessaires pour faire fonctionner l'équipement de l'atelier à plein régime. Selon elle, le CFM devrait faire plus et mieux pour contacter les familles et promouvoir les opportunités offertes par l'apprentissage et la connaissance. Il devrait arriver à montrer à tous les jeunes la beauté de la formation professionnelle, le scintillement de l'acier et du chrome des nombreux équipements et outils fournis par la Coopération Luxembourgeoise, la fierté d'être capable de donner une forme et une "vie" aux matériaux et la confiance en soi d'être capable de concevoir, de planifier et de faire. Par ailleurs, Mme Aï Ibro est convaincue que par une action plus proactive et conjointe avec la Plateforme et le CET, de plus en plus d'employeurs, toujours prêts à demander des compétences pertinentes, peuvent être systématiquement contactés pour leur faire sentir leur responsabilité et les convaincre de donner une chance aux jeunes filles et garçons formés.
C’est un vrai processus de renforcement mutuel et d'interdépendance des prestataires de formation, des élèves et des utilisateurs qui est en mouvement à Birni N'Konni. La stratégie de l'enseignement et de la formation professionnels et techniques intégrant les dispositifs de formation diplômante, la formation initiale professionnalisante, l'apprentissage, la participation du secteur privé, l'orientation et l'insertion professionnelle semble se concrétiser.
